4.17.2009

Synthèse prise 2

Ce que je me dis, c'est qu'à force, je vais réussir à l'écrice ce message synthèse. Après ma rencontre avec vous, j'ai essayé de réfléchir à ce que le blog pouvait m'apporter. Quoi qu'il ne m'aide malheureusement pas beaucoup à définir mes attentesface à une carrière très incertaine, il me permet au moins de partager avec les autres. Il donne aussi une vitrine qui peut être intéressante sur le web. Je vais donc essayer de continuer à écrire et à publier des éléments.

La recherche est vraiment ce qui me caractérise le plus. Je pose toujours une question à travers mes travaux ou presque. J'essai d'interpeller les gens, pas nécéssairement pour avoir des réponses mais parfois, juste pour qu'ils sortent de leur torpeur. J'ai tellement de difficulté à mettre en mots ce que je voudrais vous exprimer. J'étudie dans deux domaines qui me laissent vraiment perplexes. Je vais vous expliquer. Ce sont des domaines où l'on doit se démarquer et faire ça place, son bout de chemin... Le milieu est très compétitif et ce n'est vraiment pas tous les jours que l'on peut faire ce qu'on veut. On doit répondre à des commandes. Quand vient le moment où l'on pourrait faire que ce que l'on veut, notre retraite est parfois sur le bord de sonner. Alors imaginez moi. Je suis pas compétitive pour 2 sous, je veux essayer de faire ma place mais sans bousculez personne. Ce sont aussi des domaines où ce que l'on vend, se vend très cher. On produit de la pièce unique ou des mini séries, et pourtant, ceux que je voudrais viser comme clientèle ce serait des étudiants, ou des jeunes gens qui s'intéressent à l'art sculptural, des jeunesqui pourtant n'ont jamais les moyens de s'offrir une pièce dans ce genre-là. Des gens pour qui manger et payer son appart passe avant une oeuvre d'art... (soit dit en passant, c'est tout à fait normal, on doit mettre ses priorités aux bonnes places). Pas que les gens plus vieux ne méritent pas d'acheter de l'art, juste que ce sont toujours eux qui le plus souvent, en ont les moyens. Et puis, pourquoi on achète un meuble des centaines voir des milliers de dollars quand ça pourrait nourrir des centaines de personnes en quelques part dans le monde ? Je sais pas si vous comprenez ce que je veux dire. Ça me pertube beaucoup de faire des meubles ou de vendres des photos et pourtant, j'adore ce que je fais. Peut-être qu'inconsciemment, je cherche une solution.

Je crois avoir pas mal fait le tour de la question création & inspiration dans mon premier message synthèse alors je n'y reviendrai pas. Je vais continuer à réfléchir à mes affaires pis je vous reviens là-dessus...

3.26.2009

Synthèse...

J'ai du écrire 8 messages de synthèse concernant notre ''blog-autoportrait''.
Peut-être que je ne me sens pas assez concernée, peut-être juste que le blog ne représente pas un autoportrait efficace de moi. Je ne l'ai pas terminé et j'aurais aimé mettre les croquis que l'on a fait cette session-ci, mais le manque de temps c'est fait sentir. Je vais quand même essayer de vous synthétiser le tout.
Mes sources d'inspirations sont toutes autour de moi, que ce soit l'homme que je fréquente qui m'inspire des toiles, le temps qu'il fait, la musique qui joue dans mon ipod ou un moment que j'ai volé à des gens qui pensaient être seul au monde au coin de la rue. J'essai de ne pas arrêter mon regard, de ne pas m'imposer de limites. Quoi que par déformation professionnelle, j'ai toujours un cadre devant les yeux, je m'impose dans sortir pour voir le reste, juste pour me laisser imprégner des sensations, des odeurs, de la lumière du moment. Quand je fini par mettre quelque chose sur papier, sur une toile ou dans ma caméra, il y a toujours eu un moment de réfléxion...( ou presque)... Par contre, il y a beaucoup d'instinct et de sentiments qui rentrent en ligne de compte. ( Est-ce que ça paraît contradictoire ? Probablement...) Quand j'ai une trop grande joie ou une tristesse, je voudrais les mettres sur n'importe quel support juste pour me permettre de le digérer... Créer pour moi, c'est aussi et surtout un moyen de passer au travers de ma vie sans trop d'anicroches.
Je vais continuer un peu plus tard étant donné que je dois aller à notre rencontre...

3.11.2009

Duo (2006)

C'est deux toiles là étaient pour un homme (ben oui) qui m'a beaucoup bouleversé et qui m'a fait voir deux côté de moi... Et qui m'ont fait essayer de définir ce qu'était pour moi la féminité. Il m'a aider à traverser un bout de chemin, et, même s'il a jamais su que ses toiles là étaient pour lui... ça me permet de le remercier à ma manière.

Acrylique sur toile
2006

2005

Cette toile est un essai de ma deuxième année de cégep. C'est inspiré du travail de Jackson Pollock et c'est à base de latex et d'acrylique. Il y a aussi une impression noir & blanc sur du papier fibre, d'un paysage matanais. À la base, il y avait aussi des morceaux d'une table mais étant donné que j'ai fini par m'en servir pour faire le dos de mon chevalet ou le dessus d'une table, il n'y en a plus.

Environs 2' 1/2 x 2 1/2
Presswood (je pense) 5mm

Archivage

Ce soir, je vais ajouter beaucoup de reproduction de toiles que j'ai peintes. Vous allez peut-être voir quelque chose de rassembleur, un élément qui revient... Je sais qu'il y en a, pour ma part, j'ai besoin de recul. Je vais essayer de vous les mettre dans l'ordre, soit du plus vieux au plus récents. Je vais aussi inclure des croquis et des marqueteries faites à la session passée. Et puis, pour la série que je suis en train de peindre, je vais ajouter la liste musicale que je m'étais faite...

Quand j'aurais fini ça, je ferai mon message de synthèse... :)

2.27.2009

Laurie

Mon amie Laurie est en Afrique. Elle apprend à être sage-femme là-bas. Pour moi, c'est une femme magnifique avec un aura absolument extraordinaire. Je ne crois pas que personne d'autres ne pourrait vivre ce qu'elle est en train de vivre comme elle le fait en ce moment. Elle est au Congo et elle en voit de toute sorte. Ce n'est pas du tout la vie comme on l'a facile ici ( j'ajoute que je suis assise devant mon ordinateur en disant cela...:S). Mais, quand on reçoit ses emails (au compte-goutte) j'ai toujours les larmes aux yeux parce que ses histoires son incroyable, que le message qu'elle nous lance de si loin est vraiment beau et qu'elle nous permet à distance de nous remettre en question. Chaque fois c'est un sourire qu'elle me tire alors, je vais partager avec vous trois histoires qu'elle nous a écrite dans son dernier email. N'oubliez pas, ne jugez pas. :)




« L’entraide comme assurance vie »

J’ai envie de vous parler de l’entraide. Je suis trop impressionné par la générosité dont les Congolais font preuve. C’est une générosité spontanée, mais, définitivement, on sent sert aussi comme « assurance ». Je m’explique : en partageant avec le plus de personnes possible, en rendant des services ici et là ou en acceptant de donner quelques Francs à quelqu’un qu’on ne connaît presque pas, on se créer des contacts et on espère que, lorsque ce sera notre tour d’être dans le besoin, quelqu’un parmi eux pourra nous venir en aide aussi. Les mamans, dans leur grande foi me disent qu’elles donnent au Seigneur (même si supposons c’est d’un pagne qu’elle vient de me donner dont il est question) afin que lorsque ce sera leurs enfant qui en aura besoin, le Seigneur leur vienne en aide aussi. Ce que je trouve beau c’est qu’on ne croit pas que si on donne à telle personne, c’est cette personne qui doit nous aider à l’avenir. Vous comprenez ? C’est comme une grande roue de l’entraide.

Puis là, … inévitablement, j’en viens à faire la comparaison avec nous, les chers québécois. Maudit qu’on est ce qu’on est hein ? Il ne faudrait surtout pas demander de l’aide à quelqu’un parce que, si non, on va devoir nous aussi l’aider. En plus, ça veut dire que je n’ai pas été capable, MOI-MEME, SEUL, de m’en sortir. AIDE = échec ? Ou quoi ? Haaa !Mais on est généreux parce quand on se fait donner quelque chose, on ne peut s’empêcher de penser immédiatement à ce qu’on pourrait lui donner de plus gros, de plus cher pour le remercier…

Est-ce qu’il faut crever de faim pour ressentir le besoin de s’entraider ?





« Mariane »

Mariane a 14 ans. Elle a encore sa binette de petite fille, elle est si jolie. Par manque de moyens, elle est seulement qu’en 6ième année du primaire. (Qui n’équivaut pas à notre 6ième année québécoise et, donc, vous devez penser au fait qu’elle ne sait pas grand chose du corps humain, de la grossesse, de la maternité ou de la sexualité…)

Seule, comme une grande, elle vient de mettre un enfant au monde.

L’ « accouchement physique » s’est passé normalement. Mais, quand le bébé est sorti, la jeune-maman a eu peur. Elle ne voulait absolument pas que le bébé lui touche, elle était dégoutée par cet être étranger, tout gluant et bleuâtre. L’enfant Mariane était apeurée, son bébé complètement rejeté.

Pendant le travail, elle refermait ses jambes. Elle refusait et psychologiquement et mentalement de devenir mère. Elle-même aurait véritablement eu besoin de sa maman à ses côtés. L’accoucheuse lui a donné une grosse claque à l’intérieur de la cuisse : CLAQ ! Puis, quand le bébé est sorti de son ventre, elle s’est fermé les yeux, elle s’est mis à battre des bras et se reculait de façon à ne surtout pas le toucher. Alors, comme pour la punir de se comporter ainsi, l’accoucheuse lui a lancé son enfant sur son ventre en lui criant : « Muana na nge hen ! » (C’est ton enfant).

Je trouve ça tellement touchant de voir cette si jeune-fille devenir maman. Je pense qu’elle n’avait pas réalisé qu’elle avait « ça » dans son ventre. […] Pendant un instant on a laissé les deux petits seuls, chacun de leur côté : Mariane sur l’étroite plaque métallique qui sert de table d’accouchement et le bébé, lui, au milieu d’un grand lit. Puis, j’ai été prendre la main de Mariane qui me la serrée très fort. Nous sommes restées attachées comme ça pendant un moment en silence jusqu’à ce que je lui propose d’aller chercher son enfant, juste pour qu’elle le regarde d’abord. Elle a accepté. Le lendemain, quand j’ai été les voir, elle était en train de l’allaiter, doucement, naturellement. Tranquillement, ces 2 enfants se sont apprivoisés l’un l’autre.

« AcUna mAtaTa »

« Awimbawé Awimbawé »

« 23 janvier au matin, le départ pour Misay, petit village à 80 km d’ici, est annoncé ! Mais ce n’est pas plus excitant qu’hier ou qu’avant-hier puisque ça fait 2 semaines, au moins, qu’on me dit à chaque jour que je pars pour Misay… je n’y crois plus. Toutefois, c’est bel et bien en ce jour de mes 22 ans qu’on est finalement partis, l’abbé Fansaka et moi, en moto cross dans son village natal pour 3 jours. Je n’aurais pas pu avoir plus beau cadeau ! On aurait dit que je partais en safari. Sac en bandouillère, paréo sur la tête et dans le coup pour me protéger du soleil, appareil photo au coup, maudit que j’suis blanche et que je sens la crème solaire ! Hihi !

Nous avions pleins d’obstacles à franchir sur notre chemin. D’abord, une rivière à traverser en pirogue. On embarque la moto dedans et on s’assoit dans le fond sur un petit bout de bois. Génial ! Je partais vraiment en vivant le moment présent sans pouvoir penser au retour prévu pour un tel jour étant donné que… je suis en Afrique quoi !Tout ce qu’on peut faire c’est de prier pour arriver saints et sauves, pour qu’on réussisse à traverser les marécages, les ruisseaux, les bancs de sable sans tomber, pour qu’on ne fonce pas soit dans une chèvre, un cycliste transportant de gros régimes de bananes ou une maman qui peut sortir à n’importe quel moment de la brousse avec son manioc sur la tête. A un moment, nous avons fait une pause-bananes, plutôt qu’une pause-café. On était là, « parkés » à côté du régime « géré » par une fillette de 6 ans. L’abbé me dit : « tu te sers, tu en prends tant que t’en veux » Ce sont de toutes petites bananes. Cueilles, manges, cueilles, manges… Après 5 minutes, on fait le décompte, on paye l’enfant et on est repartis. Tout m’émerveille et me rend joyeuse, la vie est remplie de petits détails comme cette « pause-bananes » qui me font sourire. […] Après être passé à côté d’une forêt où son grand-père faisait la chasse du léopard, après la gymnastique faite pour traverser un ruisseaux sur un tronc d’arbre[…] (splish, splash), après être débarquée de la moto à plusieurs reprises pour la poussée et la sortir du sable gris, après 3 heures d’aventures, de rires, de réflexions, de vitesse, c’est une belle église turquoise, éclairée par le coucher du soleil, qui nous accueille dans le village. Un village complètement incrusté dans la nature

Un village ou j’ai passé 3 jours et où « je devrais » aller passer tout le mois de mars. Je devrais continuer mon stage dans les encore plus grandes profondeurs de l’Afrique. Je suis carrément tombé en amour avec ce petit village. Là-bas, on vit dans une immense verdure le jour et une noirceur totale la nuit. Il n’y a pas de moto, pas de téléphone, pas d’internet, pas de radio, pas d’électricité, pas d’eau courante. Mais il y a ces gens qui y vivent, ces jeunes-filles de l’internat qui me posaient tant de question, entre autres sur la sexualité, ces professeurs qui m’interrogeaient sur le mariage, ces tout petits garçons qui construisent une maison dans la cour de l’école dans le cadre de leur cours d’éducation physique. Il y a des bananes dans chaque parcelle et des arachides partout, il y a un charmant petit centre de santé avec la Sœur Angélique qui y travaille comme infirmière-accoucheuse, il y a ces 3 nouveaux abbés amis, il y a l’entraide, la simplicité, la musique et la vie. Ce fut un beau voyage et j’ai déjà hâte d’y approfondir mes connaissances avec son peuple et aussi dans le domaine de l’accouchement.

Bon, ça fait long en maudit comme message mais je pense que ça en valait la peine.
S'ils vous font sourire autant que moi, commenter et je lui ferai parvenir vos commentaires...
J'espère qu'ils vous feront réfléchir aussi un petit peu sur notre mode de vie de québécois naif comme tout...( je m'inclus ici dans...)
Bonne soirée

Signature...

La mienne... j'aurais beau dire ambiguë que je ne pourrais pas, ce serait de la fausse représentation.
Mon premier prof d'histoire de l'art m'a toujours dit qu'on pouvait lire dans mes photos et mes peintures comme dans un livre ouvert. Je peux garantir que ce n'est pas volontaire, mais que c'est tellement personnel qu'un moment donné, je ne peux même plus me les cacher à moi-même. J'ai toujours recherché une réponse à la féminité & j'ai toujours aimé les contrastes, les lignes fluides et organiques, le fait de passer un message dans ce que je fais. 

Dans mes dessins de meubles je crois que ça finit aussi par transparaître. Parfois, on dirait qu'ils sont dans le vent... tout en douceur et en rondeur, soit très complexe avec une quantité de détails, soit épuré avec des lignes très fluides. Il y a toujours un contraste soit de forme ou de matériaux. J'aimerais toujours insérer plus d'une matière dans mes meubles, un rappel que nous ne sommes pas seul dans les métiers d'arts et que de collaborer, ça amène quelque chose de plus à l'oeuvre. (oui, je vois les meubles comme une oeuvre d'art à part entière, on en rediscutera un moment donné...) Et puis, ce que j'aime vraiment c'est d'amener le meuble à être plus qu'un simple objet utilitaire. Je veux vraiment qu'il ait un caractère artistique qui se démarque, prouver que nous ne sommes pas de simples menuisiers, mais aussi des créateurs et même, si on pousse un peu, des designers.

J'aimerais aussi développer une méthode assez efficace qui me permettrait d'imprimer des photographies directement sur mes meubles. L'année passée j'ai essayé avec le cyanotype*. Il faudrait seulement réussir à ce que la surface soit moins poreuse. J'ai encore des tests à faire mais je crois qu'il y a des possibilités intéressantes. Ce serait vraiment une signature intéressante que de proposer aux gens une impression sur leur meuble ou de réussir à l'intégrer comme un motif ou une marqueterie plus contemporaine. Je crois qu'on pourrait aller chercher une deuxième dimension... Et aussi, une clientèle plus spécifique.

J'ajouterai un moment donné (quand j'aurai "scanner" mes dessins) des croquis de meubles que j'aimerais réaliser, histoire que ça vous donne une petite idée de ce que j'ai en tête.

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* Cyanotype : Une petite définition pigée sur Wikipédia
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome positif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan.
Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel.

Ce procédé utilise deux produits chimiques :
Citrate d'ammonium ferrique (vert)
Ferricyanure de potassium

Classiquement, on mélange en volumes égaux une solution à 8 % (masse sur volume) de ferricyanure de potassium et une solution à 20 % de citrate d’ammonium ferrique. Ce mélange photosensible est ensuite appliqué sur une surface, par exemple sur une feuille de papier à l’aide d’un pinceau, en essayant d’obtenir une couche homogène. Le tout est ensuite laissé à sécher dans un endroit sombre. Cela donne à ce moment une couleur jaune à verte.
Les cyanotypes peuvent être « imprimés » sur tout support capable de s’imprégner du mélange préparé. Le papier épais à dessin est le medium le plus courant, mais des morceaux de coton, de laine et même une surface non-poreuse recouverte de gélatine peuvent être utilisés.